Glissements de terrain au Salvador

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#Image commentée , #Tempête , #Volcans , #Disaster

Publié le 26 novembre 2009

Le volcan San Vicente, avec ses deux sommets culminant à 2 182 m et 2 083 m d’altitude, est le second plus haut volcan du Salvador, ce petit pays côtier d'Amérique centrale. Bien que sa dernière éruption date d’il y a plus de 1 700 ans, il représente toujours une menace pour les populations des petites villes de San Vicente, Tepetian, Guadalupe, Zacatecoluca et Tecoluca, mais également pour nombre de petites communautés villageoises implantées directement sur les flancs ou au pied du volcan. Outre le risque toujours présent, quoique relativement faible, d’un réveil du volcan, les populations sont à la merci de glissements de terrain et de coulées de boues. Ceux-ci peuvent être provoqués par un séisme ou par une déstabilisation des flancs du volcan à la suite de précipitations abondantes. C’est ce dernier scénario qui s’est produit les 7 et 8 novembre derniers. Une dépression tropicale a provoqué des pluies torrentielles qui ont saturé les pentes escarpées du volcan et déclenché de nombreux glissements de terrain, suivis de ce qu’on appelle des lahars. Ces avalanches de boue, de rochers et d’arbres déracinés ont dévalé les pentes du volcan, englouti les villages agricoles situées au nord et au nord-ouest et devasté Verapaz, une ville de 3000 habitants située à 6 km du sommet du volcan. Le dernier bilan fait état de 144 morts, 60 disparus, sans compter des pertes matérielles énormes.

Image acquise par le capteur ASTER embarqué à bord du satellite Terra de la NASAle 17 novembre 2009. L’exploitation combinée des données enregistrées dans le 
visible et dans l’infrarouge permet de réaliser une combinaison fausses couleurs qui fait ressortir la végétation en rouge et les sols nus ou urbanisés en gris.
Cliquez sur l’image pour visualiser en meilleure résolution les images avant et après la catastrophe.
Source : NASA Earth Observatory

Sur l’image fausses couleurs ASTER acquise le 17 novembre, on discerne clairement les trajectoires de plus d’une douzaine de lahars dans toutes les directions. L’un des lahars les plus importants a descendu les flancs ouest et a évité de peu la ville de Guadalupe. Sa voisine Verapaz a eu beaucoup moins de chance et s’est trouvée directement sur la trajectoire d’un lahar provenant des flancs Nord.

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