Le Japon en plein cauchemar

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Publié le 18 mars 2011

Après le tremblement de terre le plus puissant jamais enregistré dans l'histoire du Japon, après un tsunami terriblement dévastateur, et alors que des répliques du séisme continuent de secouer leur pays, les japonais doivent maintenant affronter les conséquences d'accidents nucléaires à répétition.

Le séisme, dont la magnitude a été estimée à 9.0 par l'USGS, a eu lieu le 11 mars à 130 km au large des côtes nord-est de l'île principale de l'archipel nippon. Il a été si puissant qu'il a déplacé cette île, appelée Honshu, de 2,4 m et modifié l'axe de rotation de la Terre de 10 cm. La secousse majeure a engendré un tsunami avec des vagues jusqu'à 10 m de hauteur qui ont déferlé très rapidement sur les côtes et se sont engouffrées très profondément à l'intérieur des terres, saccageant tout sur leur passage.

Images Ikonos (1 m de résolution) de Natori acquises le 4 avril 2010 et le 12 mars 2011, càd le lendemain du séisme et du tsunami. 

Le New York Time publie sur son site internet une série d'images satellites permettant de comparer la situation avant et après la catastrophe, parmi lesquelles ces deux images Ikonos de la ville de Natori dans la région de Sendai, particulièrement touchée par le tsunami.

C'est la combinaison de ces deux événements d'intensité exceptionelle, séisme et tsunami, qui est responsable des accidents nucléaires de Fukushima. Le séisme a provoqué la rupture d'alimentation électrique externe de la centrale, nécessaire au bon fonctionnement de la station de pompage d'eau de refroidissement des réacteurs. Les groupes électrogènes de secours ont pris le relais, mais l'inondation provoquée par le tsunami les a mis hors d'usage. Le refroidissement des réacteurs n'étant plus assuré, le combustible subit une surchauffe qui, à terme, peut endommager le cœur même du réacteur et provoquer des rejets massifs d'éléments radioactifs. 

Les dégazages volontaires, les explosions qui ont eu lieu dans les bâtiments de plusieurs réacteurs et les incendies des piscines d’entreposage de déchets radioactifs ont expulsé des panaches de pollution radioactive dans l'atmosphère.  

En Europe, l'Organisation Météorologique Mondiale (OMM) a demandé à l'Institut Central pour la Météorologie et la Géodynamique (Autriche) de soutenir l'Agence Internationale de l'Energie Atomique (AIEA) en réalisant des calculs de dispersion atmosphérique du panache radioactif (voir les résultats de simulation, régulièrement mis à jour).
L'Institut français de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) a également réalisé une simulation de la dispersion des rejets radioactifs provoqués par les accidents successifs survenus depuis le 12 mars 2011 à la centrale de Fukushima.

Plus d'infos

Crise nucléaire au Japon : les réponses à vos questions

ESA: Mapping Japan's changed landscape from space

NASA Earth Observatory:

Earthquake and Tsunami near Sendai, Japan
Tohoku Earthquake Shaking Intensity 
Tsunami Damage, Rikuzentakata
Tsunami Damage near Ishinomaki
Flooding along the Kitakami River, Japan